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eau usée industrielle (plus)

L’industrie recouvre une gamme d’utilisations extrêmement variables de l’eau. Par ailleurs, les exigences croissantes en matière de protection des ressources et de l’environnement (normes de rejet, taxes, etc.) se conjugent pour imposer aux industriels une gestion toujours plus rigoureuse de leur eau.

Exemples d’usages de l’eau dans les différentes industries présentes en Brabant wallon

Utilisations Applications principales
Fabrication Bières, boissons gazeuses et industrie alimentaire
Transport de solides, lavage de cuves, réacteurs Industrie alimentaire, chimie
Vaporisation Chaudières
Lavage de gaz Désulfuration de fumées, incinération d’ordures ménagères
Échange thermique Condensation vapeur, refroidissement de fluides et solides, chauffage

 

Dans certains cas, une eau d’une qualité moindre que l’eau de distribution peut aussi être utilisée, permettant d’envisager un recyclage au sein des procédés.

 

> Quatre grandes catégories de rejets peuvent être distinguées au sein de l’industrie :
  1. Effluents de fabrication
    Ces effluents sont produits en cas de procédés avec contact entre des gaz, liquides ou solides et l’eau. Les rejets sont soit continus, soit discontinus. Parfois même ils ne sont produits que durant quelques mois de l’année (exemple : deux mois en sucrerie par exemple).
  2. Effluents des « utilités »
    C’est ainsi qu’on appelle les eaux issues de chaufferies (purges de chaudières, éluats de régénération), boues du traitement des eaux d’appoint,  purges d’eaux de réfrigération.
    Les pompes à chaleur et autres applications d’énergie renouvelable peuvent aussi occasionner des rejets d’eau substantiels (exemple : pompe à chaleur nécessitant un rejet d’eau géothermale en circuit ouvert) non souhaités dans le réseau d’égout.
  3. Effluents rejetés occasionnellement
    Il ne faut pas les oublier. Il s’agit des eaux de lavage des sols ou d’outils de production, voire dans certains cas des fuites accidentelles de produits.Certains chantiers de construction, de réhabilitation, d’assainissement de sol peuvent occasionner des rejets temporaires.
  4. Effluents particuliers
    Certains effluents doivent subir un traitement spécifique avec éventuellement récupération de matières premières et/ou d’eau recyclable en fabrication.
    Tel est le cas des eaux mères des industries agroalimentaires et chimiques, des rejets toxiques et concentrés, des eaux ammoniacales de cokerie, des bains de décapage et galvanoplastie, etc.

 

> Le recyclage et les meilleures techniques disponibles

Le recyclage s’est d’abord imposé en réfrigération pour diminuer les consommations d’eau, il a eu ensuite pour but la maîtrise des rejets. Il a été poussé dans les industries où il est facile d’éliminer la charge polluante insoluble notamment par procédé physico-chimique simple, situé sur le circuit ou en dérivation. Ces recyclages et/ou réutilisations conduisent à des effluents de plus faible débits mais plus concentrés, même si le flux de pollution totale est presque toujours réduit.

S’inscrire dans un développement durable est un défi auquel se trouve confronté l’industrie.

De nombreuses actions entreprises et réussies sont connues. Parmi les plus simples, nous pouvons citer comme exemples :

  • Choisir d’évacuer une eau claire, très diluée ou des eaux pluviales vers un cours d’eau, le cas échéant, au lieu de l’égout public (voir page Eau pluviale).
  • Optimisation du système de refroidissement par installation d’un échangeur pour un refroidissement au glycol.
  • Optimisation du lavage à la main par installation d’embouts à tête rotative sur les lances à eau.
  • Optimisation de la régénération des adoucisseurs  par installation d’une mesure de conductivité pour démarrer un cycle de régénération et pour arrêter le cycle de rinçage.
  • Récupération d’eau de lavage en particulier du dernier cycle de lavage vu sa bonne qualité.
  • Placement de compteur complémentaire pour affinement du bilan des eaux.

 

> Augmenter la prise de conscience du personnel

La sensibilisation du personnel à la prévention des accidents et des fuites reste le vecteur le plus efficace de progrès pour réduire son empreinte écologique sur le cycle de l’eau. L’implémentation d’une démarche de certification environnementale telle que EMAS ou ISO 14001 peut y contribuer.