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Outils experts

La nature concentrique du développement urbain (aménagement de la périphérie des villes) et la structure ramifiée des réseaux d’assainissement, liée à l’écoulement gravitaire de l’eau, conduisent à une concentration importante des flux d’eaux et de polluants que le milieu récepteur n’est plus à même de supporter. Les recherches actuelles montrent que cette pollution ne peut être négligée et qu’elle est en partie responsable de la détérioration de la qualité des rivières urbaines.  C’est dans ce contexte que sont apparues de nouvelles techniques de gestion des eaux pluviales : les techniques alternatives.

L’objectif est de « déconcentrer » les rejets d’eaux pour éviter l’accroissement des réseaux, tant en diamètre qu’en linéaire, et diminuer l’impact sur les milieux récepteurs. Ces techniques tendent à proposer des solutions de gestion des eaux pluviales à une plus petite échelle (échelle de la parcelle, d’un lotissement, d’une ZAC…) et à restituer les flux au milieu naturel dans des conditions hydrauliques et de qualité proches de celles qu’elles auraient eu sans aménagement.

Les techniques alternatives seront choisies en fonction de leur capacité de dépollution des eaux pluviales, en particulier pour l’infiltration des eaux pluviales d’une origine autre que les toitures (gestion qualitative des eaux pluviales). Cette capacité de dépollution s’appuie sur l’usage d’une couche de sol biologiquement active.

Pour toute question relative au débit de fuite d’un ouvrage de rétention à construire sur le territoire wallon (gestion quantitative), référez-vous au gestionnaire légalement compétent :
- le gestionnaire du cours d’eau (en cas de rejet en eau de surface)
- la commune et/ou l’organisme d’assainissement agréé (en cas de rejet au réseau d’égout communal)

 


 

Quelles sont les atteintes aux cours d’eau provoquées par les rejets urbains par temps de pluie et l’urbanisation en général ?

 

Les atteintes dues aux déversements d’eaux usées sont accompagnées, particulièrement dans les zones urbaines, par d’autres atteintes aux cours d’eau. Les petits cours s’eau sont particulièrement concernés. Ces atteintes peuvent finalement être réparties dans les catégories suivantes :

  • Atteinte à la qualité de l’eau par les déversements d’eaux usées en temps de pluie: augmentation des concentrations des substances chimiques, augmentation des concentrations de bactéries et de germes pathogènes (agents pathogènes),modification de la température et modification de l’état esthétique.
  • Atteinte au régime hydrologique: modification des débits minimaux et maximaux et de leurs fréquences, causée par l’accroissement des surfaces imperméables dans le bassin versant et par la modification du drainage naturel engendrée par l’assainissement des agglomérations.
  • Atteinte à l’état morphologique naturel: modification du drainage naturel dans les zones urbanisées, modifications du lit des cours d’eau par les dépôts et l’érosion de sédiments, modifications par des constructions aussi bien longitudinales que transversales relatives à la protection contre les inondations, à la stabilisation du canal et à d’autres utilisations du cours d’eau.

RUTP

Impact spatial et temporel des rejets urbains par temps de pluie (RUTP)

 


 

Comment l’assainissement collectif prend déjà en compte l’impact des rejets urbains par temps de pluie ?

 

Les ouvrages d’assainissement collectifs prennent déjà en compte la nécessité de protéger les milieux récepteurs contre les rejets urbains par temps de pluie. Différents moyens sont utilisés. Parmi les plus courants on distingue :

  • le dimensionnement hydraulique des stations d’épuration qui prévoit un ou plusieurs modes dégradés de fonctionnement lorsque le débit relevé augmente (ex. décantation simple ou lamellaire, stockage des eaux d’orage)
  • des bassins d’orage supplémentaires sont parfois ajoutés à l’exutoire des surverses de certains déversoirs d’orage lorsque la sensibilité du milieu récepteur l’exige (ex. bassin d’orage de 30.000 m³ à Waterloo)
  • d’autres types d’équipements équipent les surverses de déversoirs d’orage, comme par exemple des séparateurs hydrodynamiques (aussi appelés « à effet Vortex ») (ville de Namur)

Il est également possible d’agir par des moyens réduits sur le milieu récepteur, comme par exemple en protégeant les berges de la rivière contre l’effet de l’érosion due au flux rejeté par la station d’épuration.

Les ressources documentaires ci-dessous constituent une aide à la décision pour les maîtres d’ouvrage ayant à traiter d’un projet d’urbanisation à petite échelle. Toutefois ces documents ne se substituent pas à la consultation des autorités compétentes. Une guidance technique propre à la Wallonie est en cours de développement.

 

 


 

 

La gestion qualitative des eaux de ruissellement

 

gestion-qualitativeExemple d’outils de bonne gestion des eaux de ruissellementen zones urbaines - Document d’orientation pour une meilleure maîtrise des pollutions dès l’origine du ruissellement : http://www.eau-seine-normandie.fr/fileadmin/mediatheque/Dossier_partage/COLLECTIVITES-partage/EAUX_PLUVIALES/Document_d_orientation_bonne_gestion.pdf

Ce document s’intéresse à la maitrise des polluants des l’origine du ruissellement notamment sur les toitures, voiries et parkings, lors des pluies faibles a moyennes. Il aborde le sujet sous 2 angles : technique d’une part, organisation et gestion de projet d’autre part. Les éléments techniques qui y sont développés concernent à la fois la gestion de l’eau et celle des polluants qui peuvent éventuellement s’y trouver. Certains outils ont pour but de faciliter l’évaluation du potentiel polluant du site. Les informations sur les polluants en jeu, leurs propriétés et leurs origines permettent d’orienter les actions.

 

 

 

 

 

 

Introduction aux notions d’infiltration

introduction-infiltrationGuide pour la gestion des eaux pluviales à la  parcelle (Bruxelles-environnement)

http://app.bruxellesenvironnement.be/guide_batiment_durable/(S(pnmngc452sate5455zzfa3bv))/docs/EAU01_FR.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Guides  professionnels élaborés par le Grand Lyon

guides-grand-lyon« La gestion des eaux pluviales est de la responsabilité de tous. Les règles qui s’appliquent et les solutions techniques sont plutôt simples et de bon sens, mais elles doivent être considérées dès le début d’un projet pour une meilleure intégration et un moindre coût. C’est pourquoi la Communauté urbaine de Lyon a décidé de publier ce guide spécifique. En répondant aux principales questions que vous vous posez, il permet de mieux appréhender les problèmes qui pourront se présenter tout au long de votre projet. Il donne également des recommandations techniques et des informations sur les démarches à suivre, sans pour autant se substituer aux bureaux d’études. »

http://www.economie.grandlyon.com/fileadmin/user_upload/fichiers/site_eco/200806_gl_eaux_pluviales_pro_guide.pdf

 

 

 

 

 

 

 

infiltrationL'infiltration en questions :

Recommandations pour la faisabilité, la conception et la gestion des ouvrages d’infiltration des eaux pluviales en milieu urbain.

http://www.graie.org/ecopluies/delivrables/55729e_guidemodifie_20090203fin6-2.pdf

 

 

 

 

 

 

 

Guide Mesures et études du sol en vue de mettre en oeuvre l'infitration des Eaux de pluieUn programme d’étude du sol défini par l’Agence de l’Eau Artois-Picardie en support de sa politique d’aménagement urbain par temps de pluie. Il fixe les techniques admissibles et le nombre minimum d’observations de terrain à réaliser.

 

Pour plus d’information, voir le site internet de Lille Métropole et en particulier les pages 35 à 38 de la partie 2 du Guide :

http://services-urbains.lillemetropole.fr/public/doc/eauxPluviales/01_Guide_Partie_1.pdf

 

 

 

 

 

 


 

La gestion quantitative des eaux de ruissellement

 

gestion-quantitativeExemple suisse de mode de calcul du volume d’un bassin de rétention pour des petits bassins versants urbanisés (moins de 5 ha, Suisse, Canton de Genève) :

http://ge.ch/eau/media/eau/files/fichiers/documents/Directives/gestion_quantitative_des_eaux_pluviales.pdf

http://ge.ch/eau/media/eau/files/fichiers/documents/Directives/abaque_de_dimensionnement.pdf

La présente méthode suisse concerne les ouvrages de rétention pour les petits bassins versants urbanisés. Elle s’adresse aux professionnels chargés de dimensionner, concevoir et réaliser des installations de rétention, ainsi qu’aux autorités communales et cantonales responsables de la surveillance et du contrôle des réseaux d’évacuation des eaux. Son but est de fournir les informations techniques permettant de :

• dimensionner correctement et de manière simple les petits ouvrages de rétention
• concevoir des ouvrages sûrs, efficaces et fonctionnels à long terme
• prendre en considération les aspects de l’entretien
• tenir compte des impératifs de surveillance et de contrôle.

 

Exemple français de note de recommandation visant à créer un volume de retenue pour tout nouveau dossier agricole, commercial ou industriel (AREAS, Haute-Normandie)

http://www.areas.asso.fr/images/appui%20urbain/gestion_E_P_projets_agri_indus_com.pdf

 

 

applications-inondationsOutil de recherche des aléas connus d’inondation et axes de ruissellement concentrés (coulées de boues) - Géoportail wallon – application « inondations »

http://geoapps.wallonie.be/inondations

L'Aléa d'inondation par débordement de cours d'eau et par ruissellement représente des valeurs d'aléa d'inondation. Celles-ci sont déterminées par la combinaison de deux facteurs : la récurrence (période de retour ou occurrence) d'une inondation ou d'une pluie à l'origine du ruissellement et son importance (profondeur de submersion ou débit de pointe). Ces valeurs peuvent être très faible, faible, moyenne ou élevée.

La carte de l'aléa d'inondation représente donc des zones et des axes où il existe une probabilité d'inondation, même aux endroits où aucune inondation n'est historiquement connue. Cette carte ne concerne pas les inondations trouvant leur origine dans du refoulement d'égout, de la remontée de nappe phréatique ou de phénomènes apparentés.

 

 

 

 

pluies-referenceOutil de recherche des pluies de référence par commune pour la définition de pluies de projet :

http://voies-hydrauliques.wallonie.be/opencms/opencms/fr/hydro/Archive/idf/index.html

 

 

 

 


 

--> Plus d'infos :

 


 

La mise à disposition de ces informations est une initiative entre l’Intercommunale du Brabant wallon, la maison de l’urbanisme du Brabant wallon, le Contrat de Rivière Dyle-Gette et le Contrat de rivière Senne et résulte du Colloque organisé sur le même sujet par les mêmes partenaires le 9 décembre 2014 à Waterloo.