Les activités de l'IBW
en matière de stations d'épuration


 


En Brabant wallon, c'est l'IBW qui gère les études, la mise en chantier, l'exploitation et l'entretien des stations d'épuration publiques.

Les stations d'épuration de l'IBW
Comment fonctionne une station d'épuration ?
Une station d'épuration produit-elle du bruit et des odeurs ?
Le phénomène "NIMBY"
Contacts
Vous souhaitez visiter une station d'épuration ?


------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Les stations d'épuration de l'IBW

Les 2 premières stations d'épuration de la Province ont été mises en service en 1984 et 1985 (celles de la Vallée de la Lasne à Rosières et de la Vallée de la Dyle à Basse-Wavre). Il s'agit également des 2 + grandes stations du Brabant wallon et parmi les + grandes de Wallonie.

Aujourd'hui, l'IBW gère 33 stations d'épuration pour une capacité totale équivalente à plus de 450.000 habitants (soit plus de 70% de la capacité totale qui devra être mise en service à terme en Brabant wallon).

.
Sous-bassin Senne
Sous-bassin Dyle-Gette
Total Brabant wallon
capacité au 31/12/08
82.500 EH
372.900 EH
455.400 EH
capacité à terme
182.900 EH
463.620 EH
646.520 EH
% d'équipement
au 31/12/08
45,11 % (*)
80,35 %
70,38 %

(*) Si le dossier de la station de la Vallée du Hain n'avait pas dû faire face à une série de recours au Conseil d'Etat, cette station aurait été mise en service fin 2008. Par conséquent, le taux d'équipement du sous-bassin de la Senne serait aujourd'hui de 95% au lieu de 45% et celui de l'ensemble du Brabant wallon serait passé de 70% à 85% !

Grâce à ces stations, qui sont régulièrement modernisées afin d'être conformes avec la réglementation en vigueur (ce qui est actuellement le cas des stations de Rosières et de Basse-Wavre), la qualité des eaux des cours d'eau s'est nettement améliorée dans notre Province, surtout depuis une dizaine d'années.

Ces dernières années, les chantiers se succèdent à l'IBW :

2004 : mise en service des stations de Tubize et de Jodoigne
2006 : mise en service de la station de Grez-Doiceau

2008 :
mise en service des stations de Chastre, de Louvain-la-Neuve et de Rebecq
+ rénovation de la station de la Vallée de la Lasne à Rosières (chantier 2007-2011)
+ chantier de construction de la station de Sart-Messire-Guillaume
TOTAL : 8.784.238 €

Tubize
Grez-Doiceau
Louvain-la-Neuve
Rebecq
Les travaux à Rosières
Les travaux à Basse-Wavre


en cours en 2009 :
fin de la construction de la station de Sart-Messire-Guillaume (inauguration prévue pour septembre)
poursuite de la rénovation de la station de la Vallée de la Lasne à Rosières (chantier 2007-2011)
début de la rénovation de la station de la Vallée de la Dyle à Basse-Wavre (chantier 2008-2011)
début des travaux de construction de la station de la Vallée du Hain (1er mars 2009)
début des travaux de construction de le station d'Orp-le-Grand (1er mars 2009)
début des travaux de construction de le station d'Hamme-Mille (1er septembre)
début des travaux de construction de le station d'Ittre (1er septembre)



Les stations d'épuration de l'IBW (au 31/12/2008)




---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Comment fonctionne une station d'épuration ?


1. Le prétraitement
A leur arrivée à la station d'épuration, les eaux usées sont tout d'abord débarrassées des gros déchets (sacs plastiques, papiers, bois, etc.), puis du sable et des matières lourdes et, enfin, des substances légères comme les huiles, l'essence et diverses graisses.

2. Le traitement biologique
Celui-ci est identique aux mécanismes d'épuration qui ont lieu dans la nature.

1ère étape : les eaux passent dans un grand bassin aéré. Ce bassin contient des bactéries qui forment des "boues activées" se nourrissant des pollutions et nettoyant ainsi les eaux. A l'issue de la 1ère étape, environ 90% des impuretés sont décomposées.

2ème étape : les boues activées sont ensuite dirigées dans un second bassin où elles décantent. L'eau surnageant se clarifie petit à petit et, lorsqu'elle est totalement épurée, peut être rejetée dans la rivière. Les boues qui se sont déposées au fond du bassin sont, quant à elles, pompées et traitées.

3. Contrôle et rejet dans la rivière
Des échantillons sont prélevés aux différents stades du procédé d'épuration pour en contrôler le bon fonctionnement. L'eau satisfaisant aux normes européennes est rejetée dans la rivière.

4. Valorisation des boues
Après leur pompage, les boues sont déshydratées avec de la chaux et, si elles sont de bonne qualité, valorisées en agriculture dans les limites de la réglementation.


Une station d'épuration a pour but d'assainir les eaux usées urbaines avant leur rejet dans les cours d'eau. Elle n'a pas pour objectif de rendre les eaux usées potables. Pour toute question relative à l'eau de distribution, veuillez contacter votre intercommunale de distribution des eaux.



(Haut de page ^)

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Une station d'épuration produit-elle du bruit et des odeurs ?


Un des arguments principaux de ceux qui s'opposent à l'implantation d'une station d'épuration est le bruit et l'odeur que celle-ci peut, selon eux, dégager.


Qu'en est-il ?

L'IBW veille à intégrer ses stations d'épuration le plus harmonieusement possible dans le paysage et à limiter les inconvénients pour le voisinage.

Les installations récentes produisent des boues correctement stabilisées dans lesquelles les phénomènes de pourriture malodorante sont évités. Lorsque certaines installations sont trop proches de zones habitées, elles peuvent être mises sous toiture et un système de traitement de l'air peut être prévu afin de réduire les odeurs. Des stations plus anciennes peuvent cependant encore dégager des odeurs désagréables mais des programmes de rénovation sont prévus pour remédier entre autres à ces problèmes. Il s'agit toutefois d'opérations coûteuses qui doivent s'insérer dans des plans d'investissements.

Les équipements les plus bruyants sont de toute façon mis sous capots et/ou enfermés dans des locaux insonorisés.


Le système de traitement des odeurs
(station de Grez-Doiceau).


Le revêtement insonorisant
(station de Nivelles)
.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le phénomène "NIMBY"

En matière d'assainissement des eaux usées, l'IBW rencontre des difficultés de plus en plus importantes pour obtenir un permis sans recours au Gouvernement ou au Conseil d'Etat ! L'objet de ces recours est quasi toujours de remettre en question le choix des sites d'implantation des futures stations d'épuration. Dans le jargon, c'est ce qu'on appelle le phénomène NIMBY ("not in my back yard" = "pas dans mon jardin").


La station de Longueville à Chaumont-Gistoux.

Il est important de rappeler que les critères utilisés pour le choix d'un site d'implantation s'appuient sur l'analyse de nombreuses contraintes :

les contraintes techniques : surface de terrain suffisante, altitude raisonnable pour limiter les pompages, accès existant ou susceptible d'être construit, proximité d'un cours d'eau récepteur pour limiter la longueur des tuyauteries, possibilité de se raccorder à la haute tension, à l'eau de ville, au téléphone, nature du sous-sol permettant de limiter les difficultés de fondations, etc.

les contraintes environnementales : éloignement de la population, intégration paysagère, absence de zone inondable ou de zone protégée à proximité, etc.


Une des dernières stations de l'IBW, mise en service en 2004,
se situe en plein centre de Tubize.

les contraintes administratives : plan de secteur (= plan d'aménagement du territoire), assainissement par vallée et non par commune (difficulté des citoyens d'accepter qu'une station située sur leur commune épure les eaux usées produites par d'autres communes), accord de la commune accueillant le projet, multitude d'instances amenées à rendre un avis (Monuments et Sites, Division Nature et Forêt, etc.) chacune défendant ses intérêts propres, etc.

les contraintes économiques : le coût général du projet doit s'accorder aux prévisions du programme gouvernemental afin de ne pas déstabiliser le coût vérité de l'eau distribuée aux Wallons (coût vérité de l'eau = coût vérité de l'assainissement + coût vérité de la distribution).

Les contraintes de planning : le choix d'un site doit permettre sa mise en chantier dans un délai raisonnable pour tendre vers ceux prescrits par les directives européennes et limiter les risques d'astreintes financières pesant sur la Belgique.



En Brabant wallon, vu la densité de population et l'intérêt écologique grandissant pour les fonds de vallée,
il n'y a aucun site qui répond favorablement à l'ensemble des critères !

C'est pourquoi il s'agit pour l'IBW de choisir le meilleur ou plutôt le moins mauvais compromis
en sachant qu'un choix ne rencontre jamais la satisfaction de tous !


Nous devons constater ces dernières années que les procédures de recours sont presque systématiques et engendrent un retard devenu insupportable et incompatible avec l'intérêt public et la restauration ou le maintien de la qualité de l'environnement !

Un exemple des retards rencontrés par l'IBW : la station d'épuration de la Vallée du Hain

En cours depuis les années '70, le dossier de la plus grande station d'épuration restant à mettre en service en Brabant wallon n'a toujours pas abouti !!! En cause, les multiples recours au Conseil d'Etat introduits par des riverains ou des associations diverses. Résultat : le Hain est aujourd'hui un véritable "égout à ciel ouvert" ! Heureusement, les travaux de construction de la station ont enfin pu débuter en mars 2009 grâce à la parution du décret du 17 juillet 2008 relatif à quelques permis pour lesquels il existe des motifs impérieux d'intérêt général.


(Haut de page ^)

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Contacts


Service Assainissement et Investissements
Section stations d'épuration

Rue de la Religion, 10 à 1400 Nivelles - Tél. : 067/21.71.11
Fax : 067/21.69.28 / e-mail : assainissement@ibw.be

Contacts : M. Pierre LEURIS, Directeur département assainissement
Mme Sylvie TABURIAUX et Mme Evelyne VAN DEN BERGE, administration
Mme Isabelle MASSART, chef de service adjoint
M. Charles VAN MECHELEN, gestion des acquisitions
M. Michel TORCK, gestion des chantiers
M. David MALENGREAUX et M. Yoann BARREAU , surveillance des chantiers
Mme Chloé VERBOVEN
, employée technico-administrative


Station d'épuration de la vallée de la Lasne à Rosières
Rue de Tombeek, 30 à 1331 Rosières - Tél. : 02/654.12.15
Fax : 02/654.12.25 / e-mail : station.rosieres@ibw.be

Contact : M. Christophe DANLOIS, Chef de service adjoint - Tél. : 02/654.12.15 / e-mail : cdanlois@ibw.be

Station d'épuration de la vallée de la Dyle à Basse-Wavre
Chaussée de Longchamp, 2 à 1300 Wavre - Tél. : 010/84.53.93
Fax : 010/84.24.04 / e-mail : station.dyle@ibw.be

Contact : M. Robert FLAHAUT, Directeur de la station de la Dyle et du laboratoire
Tél. : 010/84.53.93 / e-mail : rflahaut@ibw.be

Autres stations d'épuration
Contact : M. Vincent GOORIS, Directeur adjoint du département assainissement - Tél.: 02/654.12.15
GSM : 0477/46.56.51 / e-mail : vgooris@ibw.be

En cas de problème pour toutes les stations,
N° d'urgence : GSM 0478/99.86.53 (24h/24h)

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Vous souhaitez visiter une de nos stations d'épuration ?

Rien de plus simple ! Sur demande, nous vous accueillerons volontiers pour des visites scolaires et autres visites de groupe…

Nous accueillons également les stagiaires belges et étrangers de l'enseignement supérieur souhaitant parfaire leur formation professionnelle.


Contact et réservations :
Station d'épuration de Rosières
Tél.: 02/654.12.15
E-mail : station.rosieres@ibw.be